Boycott de la réunion informelle DGAMPA OS du 10 février 2026

publié le 12 février 2026

Pourquoi la CGT ne participe pas à la réunion informelle DGPMA / Organisations syndicales aujourd’hui

Par son absence à cette réunion informelle, la CGT souhaite témoigner avec force ses préoccupations, ses attentes ainsi que son soutien aux agents et aux missions.


Manque de moyens et de reconnaissance, dégradation des conditions de travail - Entrave à l’exercice des représentants du personnel - NON réponse à leurs interpellations

Risque amiante : conclusions de l’IGEDD sur l’exposition des inspecteurs de la sécurité des navires NON remis aux agents
Service actif : NON restitué aux TSDD NSMG ex-techniciens des cultures marines
DCS hauturier : Suppression envisagée de 80 agents (sur 250)

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Message de la CGT à la DGPMA
envoyé le 09/02/2026


Bonjour,

La CGT ne participera pas à la réunion informelle proposée par la DGAMPA ce mardi 10 févier.

 En premier lieu, la CGT attache une importance fondamentale à pouvoir traiter en présentiel lorsque les enjeux à l’ordre du jour le commandent. Les pressions ou tracasseries sans fins exercées par les services pour ne pas libérer nos mandants et experts sous des prétextes fallacieux nous sont insupportables. Devoir nous expliquer à renfort de productions de notes, décrets, Code et autres circulaires pour justifier que le temps passé en réunion à l’initiative de l’administration est du temps de travail, qu’un délai au moins égal à la réunion est nécessaire pour pouvoir préparer et que toute invocation à la nécessité de service appelle une justification préalable motivée ... termine de miner notre motivation. Et quand les déplacements sont autorisés, des chefs de services "tout puissant" enjoignent nos membres d’aller saisir la DGAMPA pour se faire rembourser.

Les rapports avec les services employeurs dès lors qu’il s’agit d’investir le dialogue social deviennent toxiques et délétères.
Nous attendons de la Direction métier et du Département Relations Sociales du pôle ministériel qu’ils assurent et qu’ils s’assurent que la participation des représentants syndicaux, ceux de la CGT compris, soient garanties dans les meilleures conditions possibles de compréhension et de respect.

 En second lieu, la mission de l’IGEDD relative à l’exposition des Inspecteurs de la sécurité des navires au risque amiante a été diligentée, après 7 ans d’attente, l’été dernier. Elle était programmée sur une période de 4 mois. Le rapporteur a rendu copie, il est désormais affecté à d’autres fonctions. En ce début d’année 2026, la CGT s’attendait à ce que les conclusions soient remises aux agents, nous l’avons demandé fin 2025.
Nous prenons acte de l’absence de réponse à la lecture de l’ordre du jour, nous en tirons les conclusions en ne siégeant pas.

 En troisième lieu, la CGT est intervenue en CSA Ministériel de fin d’année pour relayer la pétition des quelques 40 agents du corps de Techniciens des Cultures Marines, désormais TSDD NSMG, afin que les dispositions du service actif qui leur ont été retirées indûment, leur soient restituées pour une harmonisation des droits au sein des agents de contrôle des Affaires Maritimes. Le contexte ne s’y prête guère, c’est un fait. Cependant, le nombre d’agents est limité et circonscrit, ce qui écarte tout risque de surenchère. Il s’agit d’une injustice indéfendable.

L’attention de Madame la Ministre a été appelée par courrier CGT fin décembre, aucune réponse n’est venue, fusse un message de courtoisie.

 En quatrième lieu, l’annonce à la réunion du 28 novembre de la suppression envisagée de 80 agents sur les 250 du DCS hauturiers ne passe pas. La CGT n’est pas satisfaite du remplacement des personnels navigants par des contractuels, c’est un fait ... notre organisation s’alarme de la viabilité du dispositif de contrôle ainsi amputé, en terme de résilience, de mobilité et de passerelles pour les agents pour pouvoir passer d’un navire à l’autre mais aussi et au sein du DSC pour pouvoir passer de l’ULAM aux PAM.

La CGT demande une étude d’impact sur ce projet funeste de la DGAMPA en termes de ressources, compétences et formations ainsi que l’information de tous les personnels concernés.

 Enfin et pour reboucler le tout, alors que nous sortons du "service voté", les moyens manquent pour accéder aux formations, aux déplacements et à l’achat de matériel. Investis et volontaires, les agents de la DG-Mer participent sans rechigner à des missions qui dépassent le champ de leur prérogatives. Les équipages du Jeanne BARRET viennent d’être félicités, comme il se doit, pour leur engagement à venir en aide et à sauver des vies humaines. Qu’ont-ils eu de plus ? Une gratification aurait été bienvenue.

En services déconcentrés, les agents opérationnels de terrain participent à la protection de l’environnement marin et de la biodiversité. Ils ne sont pas reconnus pour cela. Les personnels en DIRM en lycées, au sein des services économiques, en CSN ou encore ceux qui œuvrent pour les stratégies de façades maritimes pour la planification des activités, le développement économique et la protection des milieux manquent de moyens et de reconnaissance

La DGAMPA embrasse des thématiques larges qui dépassent le programme 205, les agents ploient sous la charge et les turn-overs dans les services comme en centrale. La qualité de vie et conditions de travail se dégradent, il est temps de sonner la sonnette d’alarme.

Par son absence à cette réunion informelle, la CGT souhaite témoigner avec force ses préoccupations, ses attentes ainsi que son soutien aux agents et aux missions.
La CGT a formulé des demandes, nous attendons des réponses. Notre participation à venir en dépend.

Cordialement,

Nicolas MAYER
Secrétaire général CGT Mer
Secrétaire fédérale pôle Mer - FNEE CGT

J’adhère au SNPAM CGT, Syndicat National des Personnels
de l’Administration de la Mer

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Contacter le SNPAM CGT : snpam-cgt.syndicats@i-carre.net